Prik kee noo, mon ami

Prik kee noo, signifiant littéralement « crotte de souris » en Thaï n’est pas à proprement parler une crotte de souris. C’est juste son aspect qui lui a valu ce nom.

Il s’agit en fait du piment fort thaïlandais dont vous ne pourrez passer à côté, malgré ses petites dimensions oscillant de 0.5 à 4 cm.

Sa force de piquant est située entre 50,000 et 100,000 unités sur l’échelle de Scoville. Autant vous dire qu’il est plutôt du genre à vous arracher la gueule, et que ça  va déménager dans votre bouche. Notre piment d’Espelette national, avec ses 2,000 unités Scoville peut aller se rhabiller.

Bref, c’est bien simple, il est utilisé à peu près partout dans la cuisine locale, jusque dans certains desserts.

Il existe sous plusieurs formes et couleurs différentes : Des verts, des rouges, voire même des jaunes et oranges. Il peut être aussi bien frais que séché et concassé, ou bien littéralement broyé et incorporé dans les fameuses pâtes de curry.

Bien qu’il soit toujours possible de demander peu ou pas épicé pour ceux qui ne supportent vraiment pas le piment, la meilleure chose à faire reste encore de s’y habituer et de l’apprécier. Et si d’habitude vous aimez relever vos plats, vous ne serez pas déçus. C’est donc un vrai dépaysement jusque dans la bouche.

Puis, avec le temps, on apprécie vraiment de manger pimenté, et on se surprend même à augmenter les doses. On le supporte de mieux en mieux, puis on commence inconsciemment une sorte d’escalade du piment et on finit par chercher toujours à essayer de supporter de plus en plus pimenté. Challenge accepted!

Il est facile de déterminer sa limite personnelle supportable : quand vous vous mouchez un peu, vous êtes encore sous la limite mais dès que vous commencer à vider petit à petit le rouleau de PQ qui se trouve sur la table, et qu’en plus vous vous mettez à chialer comme une madeleine, vous venez de trouver votre limite personnelle.

Pour tout dire, on se sent même bien à la fin d’un repas bien pimenté. Cette sensation de brûlure que procure le piment provoque la libération d’endorphines dans le corps et ça procure un certain plaisir, pas loin d’être une dépendance.
Aujourd’hui encore je mange beaucoup pimenté et je ne conçois pas mon avenir alimentaire sans mon piment :)

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