Prendre le bus pour la première fois en Thailande

Avant toute chose il faut savoir qu’en Thailande, au Laos, et au Cambode comme ailleurs en Asie du sud-est, il y a différentes sortes de bus qui se partagent les routes

  • Les bus locaux
  • Les bus « normaux »
  • Les bus « VIP »

Pour les longues distances, on préférera prendre un bus normal ou un bus VIP.

Mais on peut tout aussi bien vouloir s’immerger le plus possible dans la culture locale et ainsi prendre des bus locaux qui sont certes moins confortables, mais qui sont aussi moins chers et ça n’en reste pas moins une expérience mémorable.

bus local thailande, phang nga

Bus local Phang Nga, Thaïlande

Quelques faits à propos des bus locaux

  • Il y a des ventilateurs rotatifs au plafond
  • La rangée de siège du fond est réservée en priorité aux moines
  • On y croise très peu de touristes
  • Les portes restent généralement ouvertes
  • Il y a beaucoup de courants d’air (les vitres sont aussi ouvertes)
  • La mousse des sièges à tellement durci au fil des années qu’elle s’apparente plutôt à un bloc de béton armé
  • L’espace aux jambes à visiblement été conçu pour des asiatiques (comprendre des personnes dont la taille n’excède pas 1m65)
  • Le plafond se situe à environ 1m80 du plancher (oui, je mesure 1m90 et mieux vaut ne pas se trouver à proximité immédiate des ventilateurs rotatifs)
  • Il n’y a pas de boutons « stop » pour dire au bus de s’arrêter
  • Le bus s’arrête tous les vingt mètres
  • Les odeurs sont parfois « amusantes » et le deviennent d’autant plus lors de longs trajets
Bus local, Mae Sai, Thaïlande

Bus local, Mae Sai, Thaïlande

Bref… toute une histoire, et la liste n’est pas exhaustive! En tous cas ce fut l’un de mes premiers souvenirs marquants. Pour resituer le contexte, je devais rejoindre mon hôte couchsurfing quelque part dans Bangkok avec des indications assez approximatives dont l’une d’entre elles était qu’il fallait prendre un bus de ville.

Facile, le bus de ville

Je devais le prendre à partir du fameux Victory Monument, l’un des plus gros carrefours de bus de la ville.

A vrai dire, j’étais complètement déboussolé. J’ai débarqué aux heures de pointes avec mon chargement dorsal et ventral, et la première chose que je cherchais à faire était de trouver un guichet ou une borne pour acheter un ticket de bus. Je n’ai pas trouvé.

Quoi qu’un peu déboussolé, je me place sous ce qui s’apparentait à un abri-bus, dans l’espoir que mon bus se pointe. Quelques minutes passèrent et j’essayais d’analyser et de comprendre ce qui se passait autour de moi. J’étais face à un ballet de bus incessant qui semblait être une anarchie complexe mais organisée en même temps. Des bus plus ou moins récents se mélangeaient à ceux d’avant-guerre, et les fumées de gasoil carbonisé s’infiltraient sournoisement dans mon appareil respiratoire. Tout était mal indiqué, et ça fourmillait tout autour de moi. Tous mes sens étaient largement sollicités.

Et puis les bus, en arrivant sur la place se mettaient où ils pouvaient pour une durée de juste quelques secondes, le temps de charger. Parfois même ils ne s’arrêtaient même pas et les gens sautaient dedans en pleine marche, à allure réduite bien sûr.

Mes petites habitudes « carrées » d’européen en avaient pris pour leur grade.

Après tout je voulais l’aventure..! finalement j’aperçois mon bus, je me lance, et saute à l’intérieur. J’essaye de me faire une place malgré ma grande taille et mes deux sacs, tout en esquivant les ventilateurs rotatifs. En gros, je faisais chier tout le monde et j’essayais de tenir debout comme je pouvais. Finalement j’ai obtenu la réponse à ma première interrogation : un employé secouant une boîte métallique remplie de pièces s’occupait de faire payer tout le monde en se faufilant entre les personnes comme il pouvait. A mon tour de payer. Mes deux mains sont occupées à sortir mes billets en grosses coupures et j’essaye en même temps de ne pas me vautrer entre deux secousses en attendant le retour de ma monnaie.

Voilà, maintenant il ne reste plus qu’à attendre d’arriver. Les annonces sonores de stations sont bien entendu inexistantes, pas plus que les autocollants de l’itinéraire de la ligne du bus au dessus des vitres… Je ne sais pas quand je dois descendre.

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